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Aller au cinéma c'est un peu comme se rendre dans un restaurant. Il y a le choix. Souvent on prend le menu du jour. D'après le serveur, c'est une valeur sûre. Ce menu du jour, c'est le blockbuster que tout le monde va voir au cinoche. Ce fameux film dont tout le monde parle. On ne sait pas s'il sera bien mais puisque la majorité des gens vont le reluquer... Sinon, au restaurant, pour les plus téméraires, il y a la carte. Là, c'est l'aventure, l'inconnu pour le palais, la découverte pour les papilles. Bien souvent, une réussite... ou pas ! C'est un peu ce moment où tu sors des sentiers battus et des critiques " commerciales " cinématographiques et que tu tentes un film moins mis en lumière ou nommé dans un festival. Tu ne te la racontes pas, tu es juste curieux...

Je sais, là vous vous dites : " Ok, il va encore nous faire une pseudo critique de film à sa sauce, ça va durer trois lignes et tout le reste ne va être que du blabla... ", et crois moi cher lecteur tu as... raison ! Oui, je ne vais pas te faire une critique classique avec en haut de page le casting, la durée du film et le nom du réalisateur. Je ne vais pas non plus te sortir des mots techniques que seul un critique des Inrocks ou du journal Le Monde pourrait comprendre. Non ! Je vais simplement te donner mon avis. Tu sais, celui qui n'engage que ma pomme ?! Ni plus, ni moins. Je laisse la branlette intellectuelle aux autres...

Donc si tu as bien suivi lecteur adoré, je vais te parler de cinéma. Et plus particulièrement du film Les fantômes d'Ismaël. C'est pas le dernier Fast & Furious mais reste quand même stp ! Tu vas voir c'est cool ! Ce film c'est quoi ? Déjà, c'est le dernier en date d'Arnaud Desplechin. Regarde sa bio, tu as peut être déjà vu une de ses bobines. De quoi ça parle ? C'est très simple. C'est l'histoire d'Ismaël (on s'en serait pas douté !), qui travaille sur le scénario de son film, qui voit sa femme Carlotta resurgir vingt ans après l'avoir quitté. Bien entendu Ismaël a refait sa vie avec Sylvia, et ces personnages vont se croiser, se frôler. La mémoire a une place importante dans ce film. Et s'il faut applaudir le réalisateur, il faut bien entendu mettre en avant le trio fantastique d'acteurs au cœur de celong métrage.

Charlotte Gainsbourg (Sylvia), Marion Cotillard (Carlotta) et Mathieu Amalric (Ismaël) forment ce trio parfaitement bancale. Gainsbourg campe le personnage le plus réussi du film. Celle-ci joue avec finesse et justesse. Elle est le présent et le futur rassurant d'Ismaël, alors qu'à l'inverse, Carlotta, jouée par la Môme Cotillard, incarne son passé douloureux. A certains égards, il reste épris d'elle. Finalement la parfaite représentation que se fait le public de Marion Cotillard. Détestée par une partie, adulée par l'autre. Je ne suis pas son plus grand fan mais il faut avouer qu'avec ce film, elle prouve une nouvelle fois tout son talent et surtout qu'elle peut tout jouer... sauf peut être une scène où elle doit mourir. Coucou les fans de Batman ! Et que dire alors de Mathieu Amalric ?! Immense. Fabuleux. Rien à ajouter.

Bref, Les Fantômes d'Ismaël est un très grand film. Pour info, il a fait l'ouverture du Festival de Cannes, mais ça finalement on s'en cogne. Ce n'est pas du fast food mais plutôt une œuvre d'art culinaire parfaitement assaisonnée. Vous devriez aller la délecter honnêtement. Moi j'dis ça, j'dis rien... Puis si vous ne voulez pas il doit rester encore un ou deux plats du jour ! Chaud !

 

 

L-ios

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