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Chère Sveva, j'ai vu aujourd'hui ton premier film (français). Je suis persuadé que les gens qui lisent ce texte ne te connaissent pas. Je l'avoue, moi même, je n'avais jamais entendu parler de toi. Après donc avoir vu Dalida de Lisa Azuelos, je peux affirmer assez amoureusement que les coups de foudre existent. Oui Sveva, je t'aime...

C'est un fait, le cinéma français aime (re)mettre ses idoles sur le devant de la scène. Est-ce par réelle sympathie et nostalgie ou bien ne faut-il y voir qu'une délicieuse opportunité de se faire un peu d'argent? La question mérite d'être posée lorsque l'on voit par exemple le piètre hommage rendu à Claude François dans le film Cloclo de Florent Emilio Siri, sorti en 2011. Je ne préfère même pas parler de La Môme(ie) (2007) d'Olivier Dahan, biopic très sale d'Edith Piaf... Le film poétique sur Gainsbourg, Gainsbourg, vie héroïque (2009), de Joann Sfar avait lui été pour le coup assez durement critiqué. A tort... Donc forcément, je n'étais pas très serein à l'idée de reluquer deux heures de bobines sur la vie de Dalida... Heureusement Sveva, tu étais là...

Pas simple de se mettre dans la peau d'une des deux chanteuses populaires françaises ayant le plus marqué le XXe siècle. Ce n'est pas moi qui le dit mais un sondage Ifop de 2001 ! Tu n'avais pas beaucoup de rôles à ton actif et encore mieux, tu ne parlais pas français et ne savais ni chanter, ni danser... Après avoir vu Dalida, je confirme que tu as réussi à gommer tous ces handicaps.

Alors oui, l'oeuvre a été accueilli assez fraîchement par la critique. Certains évoquent un film restant en surface des situations et des personnages, pendant que d'autres accusent le film de n'être qu'un "Greatest Hits commenté", c'est à dire un film assez pauvre se cachant derrière les chansons de l'artiste. Il y a encore mieux ! Pour Olivier Lamm de Libération, «Azuelos embrasse une à une les conventions de forme et de narration les plus éculées du genre, égrenant les événements de la vie de son héroïne avec la verve créative de n'importe quelle hagiographie télévisuelle». Ouais... Blablabla... Rien que des mots, toujours des mots...

Je ne suis en rien d'accord avec cela. Le film dépeint très bien la vie tumultueuse de Dalida et la relation qu'elle avait avec les hommes dans une période où la misogynie était de la partie. Lisa Azuelos montre bien à quel point Dalida a tenté de se faire une place dans ce milieu sexiste impitoyable. Les hommes étant fous d'elle. Elle cherchant désespérément dans ses relations l'image d'un père parti trop vite...

Si ce film est bon c'est avant tout grâce à toi Sveva ! Dès les premières minutes et ce, jusqu'à la fin du film, tu illumines chaque scène. Ta ressemblance avec Dalida est bien entendu saisissante mais c'est ton jeu tout en finesse et cet adorable accent qui font de toi une vraie comédienne qu'il faudra suivre à l'avenir avec attention. Tu électrises le film comme peu d'actrices, même très connues, le font. J'ai été subjugué. Suis-je objectif ? La question n'est pas là. Tu es Dalida !

J'attendrai avec impatience ton prochain film. Avec le temps le public va vite comprendre que tu es une grande actrice. N'écoute pas les critiques, ce ne sont que des paroles, paroles... Même si je n'ai plus 18 ans, moi je t'offrirai des... caramels, bonbons et chocolats si seulement tu voulais bien mettre un peu d'ordre à tes cheveux, un peu plus de noir sur tes yeux... Quoique non, ne change rien Sveva, tu es parfaite... Ciao Amore Ciao !

 

L-ios a.k.a Gigi L'Amoroso

 

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