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Jour 366 : Gloire à l'Art de rue...

J'ai soulevé mon tee-shirt.

J'ai maté mon bide.

Pas vraiment béton.

J'ai laissé tomber.

Puis j'ai jeté un œil à mon assiette.

Pas envie d'y mettre un coup de fourchette.

Alors j'ai pensé au ciel.

Il était pas démentiel.

Pas de clic, pas de flash et... tout ça pour dire que j'ai enfin trouvé ma voie sur Instagram.

J'avais déjà écrit sur le sujet, Jour 338 : Instagram, pic et pic et colegram, sans pour autant expliquer ce que j'aimais précisément... Car moi, mon truc, c'est le street art...

Ce qui est bien avec le street art, c'est qu'il parle à tout le monde.

Qu'il plaise ou non, il a cette faculté à faire réagir, réfléchir.

Personne n'a raison face à une œuvre. Chacun se fait son idée.

L'esprit peut s'échapper, vagabonder, rêver.

Il n'y a pas de vérité.

Le street art n'est pas parfait et ne cherche pas à l'être, puisqu'il est au final toujours différent.

" Différent "... C'est un joli mot quand même, mais qui aurait tendance à disparaître doucement sur Instagram. Les ventres ont envahi la toile.

Le plus plat gagnera.

A moins que ce ne soit le bol aux multi-ingrédients p-a-r-f-a-i-t-e-m-e-n-t alignés qui remporte la timbale... et un Mars!

Le selfie lui, est et reste le patron du game.

Indécrottable number one. Et oui ma gueule! La tienne aussi !

Il y a aussi le ciel... De toutes les couleurs, de partout et de tous temps.

Les résultats des courses à pieds aussi. Instagram sent la sueur à force.

Puis au milieu de tout cela, il y a les commentaires des gens.

Parfois bien pensés. D'autres fois déplacés.

Certains voient le mal partout depuis Charlie.

Ils ont eu une peur bleue.

Ils voient tout en noir...

La France est dans le rouge selon eux.

Orange et d'autres ont basculé dans le bleu Marine.

Les gens sont verts de rage.

Ils rient jaune.

Ils n'aiment plus le rose. Il y a comme un blanc...

Le street art ne se pose pas toutes ces questions.

Le street art est un mélange de couleurs.

Il n'est pas question de races, de couleur de peau, de religions, ou de politiques.

Non... Le street art est un envahisseur pacifiste.

Il vient habiller les murs de nos villes pour rendre la vie plus agréable à regarder, pour pousser nos cervelles étriquées à se poser les bonnes questions. J'aime ? J'aime pas ? Pourquoi ?

Simple comme bonjour.

Moi dans tout ça, je me faufile dans les rues.

Et je les capture. Pas les Pokémon. Les œuvres.

Je sors mon portable.

Je clique.

Je flashe.

Un filtre.

Un (bon) mot.

Une photo.

Les likes sont pour les artistes.

Bravo à eux...

" Le graffiti est une culture à part entière. A la limite, ce n'est pas l'image elle-même qui est importante. Ce qui importe, c'est la démarche, la façon de rencontrer les gens, le jeu du chat et de la souris. Le graff a dix millions de facettes avant d'être artistique. "

Extrait du livre Un panorama de l'art urbain de 1975 à nos jours, écrit par Stéphanie Lemoine et Julien Terral.

L-ios

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